Archive pour octobre 2009

L’architecture de l’information

31 octobre 2009

Lorsqu’un utilisateur cherche une information sur un site, le processus doit être rapide et efficace, sans qu’il ait à faire un effort pour comprendre comment le site est organisé. Les problèmes de recherche et de « trouvabilité » (traduction néologique du terme « findability ») impactent fortement l’image et la popularité d’un site. C’est ce à quoi s’intéresse l’architecture de l’information.

Définitions

L’ Information Architecture Institute définit l’architecture de l’information comme « l’art et la science d’organiser et de cataloguer des sites webs, intranets, communautés virtuelles, et logiciels, à des fins d’utilisabilité » (voir la définition sur le site de l’IAI).

Cette discipline, étroitement liée à l’ergonomie cognitive, se fonde sur une démarche centrée utilisateurs. Elle s’appuie donc sur une connaissance des besoins en information des utilisateurs, de leurs comportements et stratégies de recherche, de traitement et de mise en relation des informations, et de leurs contextes d’utilisation.

Objectifs et applications

L’architecture de l’information vise à construire l’information de façon fonctionnelle, organisée, agréable et cohérente.

Ses champs d’application privilégiés sont les sites présentant un contenu informationnel important et/ou critique : Intranets, sites à visée documentaire, pédagogique, e-commerce, etc.

Elle a pour but de réduire les problèmes d’accès à l’information, tels que :

  • L’information n’est pas trouvée
  • Le temps / le nombre de clics nécessaires pour obtenir l’information est trop important
  • L’information trouvée n’est pas suffisamment bien décrite
  • L’information trouvée n’est pas complète et/ou n’est pas valide et/ou n’est pas pertinente

Ainsi, une bonne architecture de l’information permet de :

  • Réduire le temps nécessaire pour obtenir l’information
  • Améliorer « l’expérience utilisateur »
  • Améliorer la confiance dans l’information mise à disposition
  • Réduire les coûts de formation et de support
  • Améliorer l’image du site / de l’entreprise
  • Etc.

Les aspects concernés

L’architecture de l’information s’intéresse en particulier :

  • A la structure et la composition des sources d’informations et des documents / éléments de contenus
  • A l’enrichissement de l’information (metadata, catégorisation…)
  • A l’accès à l’information : recherche et accès (requêtes et résultats)
  • A l’organisation de l’information (moyens de repérer et de naviguer au sein des informations : libellés, structure, éléments de navigation…)

Une activité complémentaire à l’architecture de l’information est le « design d’information ». Voir l’article de Jesse James Garrett à ce sujet.

Techniques et outils

L’architecture de l’information s’appuie sur des techniques et outils pour la plupart utilisés en ergonomie cognitive, tels que :

  • Les techniques de recueil des besoins et des représentations des utilisateurs (par exemple le « tri de cartes » – voir la fiche)
  • Les scénarios d’utilisation et personas
  • Le prototypage / maquettage : wireframes (organisation d’écrans), plans de sites, organigrammes et diagrammes de flux
  • Les tests utilisateurs
  • Les modèles conceptuels / cartes mentales (permettant de représenter les relations entre les idées et concepts au sein d’un site)
  • Les inventaires / cartographies de contenus

Elle définit ainsi des orientations pour :

  • Les systèmes de recherche
  • Les guides, plans de sites, indexes, hiérarchies de navigation
  • La navigation contextuelle
  • Les modèles et gabarits de contenus
  • Les différents schémas de méta-données : taxonomies et vocabulaires contrôlés, tags…

Quelques références utiles

Le site de « l’Information Architecture Institute »

Web Design References: Information Architecture

Sur le site d’Ergolab : Architecture de l’information : quelles relations à l’ergonomie ?

Bien sûr l’ouvrage référence de Peter Morville et Louis Rosenfeld : « Information Architecture for the World Wide Web ». Voir la fiche sur notre site.

Voir également l’ouvrage « Communicating Design » pour la visualisation de différents aspects de l’architecture de l’information. Voir la fiche sur notre site.

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L’évaluation heuristique

29 octobre 2009

Fréquemment utilisée en ergonomie des interfaces, l’évaluation heuristique est une des rares techniques ergonomiques qui permet d’établir, sans impliquer directement des utilisateurs, un bilan des problèmes ergonomiques dits « de surface » d’un logiciel, site web, Intranet, jeu vidéo… Quelques repères…

Définition

L’évaluation heuristique consiste à inspecter une interface en évaluant le degré d’application d’une liste de lignes directrices établies de façon détecter les aspects positifs et négatifs du point de vue de l’utilisabilité et à en déduire des recommandations d’amélioration adaptées. Elle est réalisée par plusieurs évaluateurs experts.

Objectif

Pointer rapidement les problèmes majeurs d’utilisabilité d’un produit, assez tôt dans le cycle de développement d’une façon économique.

Phase du projet

Conception / évaluation

L’évaluation heuristique peut être réalisée à différents stades du cycle de développement, mais il est préférable d’avoir déjà accompli une certaine forme d’analyse du contexte afin d’aider les experts sur la situation réelle ou de l’utilisation des produits.

Problématique/Situation/ contexte

Elle constitue une base pour un premier diagnostic, qui pourra être suivi de tests plus précis concernant tel ou tel aspect l’interface pour lequel l’évaluation heuristique aura mis à jour des problèmes. Cette méthode sert à identifier les problèmes d’utilisabilité sur la base de principes des facteurs humains. Toutefois, comme la méthode s’appuie sur la connaissance des experts, elle insiste sur la fonctionnalité et le design d’interface, plutôt que les propriétés de l’interaction entre un utilisateur réel et le produit.

Principe/description

Il s’agit d’établir un rapport global des points forts et des points faibles du produit . On aboutit à une liste de problèmes avec leur niveau de sévérité et les corrections à apporter. Habituellement deux à trois analystes évaluent le système en référence à des directives, principes ou grilles de critères, en notant leurs observations et, souvent, les classant par ordre de gravité. Les analystes sont généralement des experts en facteurs humains ou de HCI, mais d’autres évaluateurs moins expérimentés peuvent évaluer grâce au set d’heuristiques.

Contraintes et conditions préalables

L’évaluation heuristique nécessite la mise à disposition d’une interface ou d’un prototype.

Avantages, inconvénients

  • Il s’agit d’une technique à faible coût qui permet d’identifier les principaux axes d’amélioration de l’interface, et les besoins d’exploration plus approfondie (tests utilisateurs, etc.)
  • Elle peut être utile sur les premiers prototypes avant que les utilisateurs soient amenés à contribuer à d’autres évaluations
  • Cependant, les problèmes constatés sont normalement limités à des aspects de l’interface qui sont assez faciles à démontrer à partir de critères ergonomiques : utilisation de couleurs, mise en page, informations de structuration, cohérence de structure et de terminologie, cohérence des mécanismes d’interaction… Cette technique est très limitée pour évaluer l’adéquation de la structure aux tâches.

Protocole

Préparation des évaluateurs : les évaluateurs ont besoin de disposer de suffisamment de temps pour se familiariser avec le produit en question et disposer de scénarios de tâche. ils doivent disposer d’informations contextuelles relatives aux intentions des utilisateurs, des tâches et de l’utilisation du produit.

Préparation du set d’heuristiques : un accord sur un ensemble de critères d’évaluation doit être établi entre les évaluateurs, en particulier lorsqu’il s’agit d’un domaine d’application particulier. Cet aspect peut être omis lorsque le produit ne présente pas de caractéristique particulière et que les experts sont familiers avec la méthode et le fonctionnement d’un ensemble de critères connus.

Évaluations individuelles : après avoir réalisé les scénarios de tâche, chaque évaluateur inspecte les divers éléments de dialogue et les compare avec le set d’heuristiques précédemment choisi. Chaque cas de violation d’heuristique est noté, afin de produire une liste des problèmes d’utilisabilité de l’interface.

Confrontation des résultats : lorsque plusieurs experts évaluent le système (ce qui est fortement recommandé), une étape de confrontation des résultats est organisée afin d’analyser et d’arbitrer les écarts

Analyse : chaque problème identifié est associé à un degré de criticité, qui peut être calculé à partir de la sévérité (du point de vue ergonomique) et de la fréquence d’apparition. En fonction du contexte (objectif de l’évaluation, complexité du problème…) des recommandations peuvent être associées aux problèmes. Un rapport détaillant problèmes et recommandations éventuelles est rédigé et, dans la mesure du possible, discuté avec l’équipe de développement afin de définir un plan d’action (arbitrage entre la criticité et la complexité technique).

En définissant et appliquant rigoureusement le protocole, en choisissant soigneusement la grille d’évaluation, et en gardant à l’esprit les limites de l’évaluation heuristique en particulier par rapport aux techniques faisant appel à des utilisateurs, on peut donc utiliser cette technique à profit pour un bilan ergonomique de premier niveau.

Ressources complémentaires :


10 Usability Heuristics – Jakob Nielsen

Site Usability Heuristics for the Web – Keith Instone (adaptation des heuristiques de J.Nielsen au Web)

Les critères ergonomiques de Bastien et Scapin

La grille d’évaluation Xerox

Et en complément, voir également : le rapport technique de la CRIM : Évaluation de l’utilisabilité d’un site Web : tests d’utilisabilité versus évaluation heuristique

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Témoignage Ilog Intranet

25 octobre 2009

« Le principal défi de l’Intranet d’ILOG est d’être utilisable par tous quelque soit sa culture et son métier. Nous avons fait appel à LudoTIC et Dia-Logos pour relever ce défi. Ils nous ont permis de définir un projet de ré-engineering de l’Intranet d’ILOG avec une approche centrée sur ses utilisateurs ».

Catherine Chat, Intranet Project Manager, ILOG

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Témoignage Chiesi

25 octobre 2009

« Cette intervention a bénéficié à notre entreprise en nous aidant à créer un Intranet ergonomique et dont le contenu est bien adapté au public visé. Elle a permis une prise de conscience de l’importance d’une communication adaptée particulièrement dans un domaine tel que l’informatique ».

Eric Cohen, DSI, Chiesi France


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Méthodologie de conception et d’évaluation d’Intranets

15 octobre 2009

Dia-Logos, en partenariat avec LudoTIC, viennent de finaliser la première phase d’un projet de R&D consacré au développement d’une méthodologie de conception et d’évaluation ergonomique des Intranets.

Si, historiquement, les Intranets ont pu être les parents pauvres de l’ergonomie, en particulier par rapport aux sites web, la tendance est en train de changer radicalement. L’ergonomie est aujourd’hui reconnue comme un enjeu majeur pour le développement et l’utilisation des Intranets, aussi bien pour répondre aux besoins des utilisateurs selon les normes d’utilisabilité, que pour remplir sa fonction de véritable outil de travail au service de l’organisation tout entière.

De nombreux progrès ont ainsi été accomplis dans ce domaine. Toutefois, les méthodes utilisées pour améliorer l’ergonomie des Intranets se calquent souvent sur celles appliquées aux sites web.

Or, si Intranets et sites web publics ont pour dénominateur commun les technologies et outils de l’Internet, de grandes différences apparaissent lorsqu’on se place du point de vue des utilisateurs, des organisations et de leurs buts.

Un Intranaute ne se contente pas de naviguer, il « réalise » des tâches professionnelles, dans un but lié à sa position dans l’entreprise, et dans un périmètre plus ou moins circonscrit. Le degré d’utilisabilité de l’Intranet impacte directement son efficacité dans ces tâches, mais également sa perception de l’entreprise, de son organisation, de son mode de management, etc.

Parce que ces particularités fondamentales sont susceptibles d’impacter la façon d’approcher l’ergonomie des Intranets, Dia-Logos et LudoTIC ont mené un chantier R&D afin d’établir une méthodologie de conception et d’évaluation ergonomique dédiée aux Intranets.

Cette méthodologie se décline en 3 « outils » principaux :

  • Un état de l’art de la recherche et des applications en matière d’ergonomie des Intranets
  • Un processus global de conception et refonte, associé à des techniques ergonomiques
  • Une grille d’évaluation heuristique dédiée aux Intranets

Des publications sont prévues. A suivre donc…

Deux stagiaires du Master Ingénierie de la Création de l’Université de Nice Sophia-Antipolis, Brigitte Mathis et Emmanuelle Voegtlin, ont été recrutées pour nous aider (brillamment !) à mener à bien ce projet et nous tenons à les remercier !

Si vous êtes intéressés par notre démarche, contactez-nous ! contact@dia-logos.net

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S.E.L.F.

15 octobre 2009

Le site de la Société d’Ergonomie de Langue Française.

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« Une journée dans la vie de J.D. » : évaluation ergonomique de sites du quotidien

15 octobre 2009

Internet est désormais solidement installé dans nos foyers, et les internautes ont des besoins de plus en plus importants associés à un niveau d’exigence croissant.

Or si Internet est reconnu par les entreprises et institutions comme un medium majeur en termes d’image et d’influence, les efforts consacrés à l’ergonomie des sites sont très inégaux. Pourtant, lorsqu’un site veut offrir des services, et que l’internaute veut atteindre efficacement ses objectifs, l’ergonomie devient un avantage concurrentiel déterminant.

Dia-Logos, en partenariat avec LudoTIC publie un livre blanc qui fait le point sur l’ergonomie d’une sélection de sites Internet grand public. Les sites ont été choisis en fonction d’un scénario correspondant à une « journée-type » d’un internaute français.

Nous avons appliqué une méthodologie d’évaluation ergonomique rigoureuse, basée sur une évaluation heuristique s’appuyant sur une grille de critères ergonomiques élaborée par LudoTIC en partenariat avec Dia-Logos. 5 experts ergonomes ont passé 10 sites au crible de cette grille comprenant plusieurs centaines de questions !

Résultats : si l’ergonomie des sites web grand public a bien progressé ces dernières années, il reste encore des progrès à accomplir…

Suivez ce lien pour télécharger le livre blanc sur le site de LudoTIC !

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International Ergonomics Association

15 octobre 2009

Le site de la Fédération internationale des associations d’ergonomie et facteurs humains.

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Information Architecture for the World Wide Web

15 octobre 2009

« Information Architecture for the World Wide Web. Morville, P., Rosenfeld, L. O’Reilly. O’Reilly. Dernière édition : 2007

La référence en matière d’architecture de l’information ! Ce livre touffu aborde de façon détaillée les différents aspects méthodologiques et techniques de l’architecture de l’information. La dernière édition contient un chapitre intéressant sur les Thesaurus, vocabulaires contrôlés et métadonnées.

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Conception et méthodologie

15 octobre 2009

Une fois les besoins identifiés et la stratégie définie, Dia-Logos vous aide à concevoir les interfaces de vos applications, à travers des aspects complémentaires :

L’architecture de l’information (AI)

qui s’attache à l’organisation, la classification et la présentation de l’information dans les sites ou applications. Dans ce domaine, nous sommes en particulier spécialisés dans la conception de systèmes de classification tels que les taxonomies.

Les fonctionnalités d’interaction

basées sur l’optimisation du dialogue homme-machine, par le biais de l’application de techniques de conception ergonomique (critères ergonomiques, analyse de l’activité et de la tâche, etc.)

L’identité de l’application

qui doit articuler de façon pertinente l’identité de l’organisation (entreprise, association…) et les impératifs ergonomiques (clarté, cohérence, etc.).

Ces éléments de conception sont toujours élaborés en étroite interaction avec :

  • Les équipes projet (chefs de projet, équipes techniques, designers et parties prenantes « métier »)
  • Les utilisateurs, dans la mesure du possible, à travers des dispositifs de conception participative ou de tests de maquettes / prototypes

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